samedi 19 octobre 2013

Fou d'amour, il se suicide en copulant


Chez certaines espèces de marsupiaux, les mâles sont obligés de copuler pendant des heures, jusqu'à l'épuisement et la mort.
Cet « Antechinus agile » fait partie des 72 espèces de marsupiaux de la famille des Dasyuridés. Dans cette famille, de gros testicules signifient souvent la mort.

Ce n’est pas un tragique fait divers, mais une réalité zoologique implacable qui se renouvelle périodiquement, à chaque saison des amours. Les marsupiaux de l’espèce des Dasyuridés et des Didelphidés, qui ressemblent à de petits blaireaux habitant les forêts ou les prairies d’Australie, ont des mœurs sexuelles à la fois torrides et très contraignantes. Les éthologues qui les étudient ont constaté que, du fait des conditions climatiques où ils vivent et de leur environnement, les femelles anticipent la meilleure période pour avoir des enfants et réduisent donc la période de copulation à quelques jours. Cette période devient alors un moment de compétition acharnée entre les mâles.
Il faut préciser que ces espèces de marsupiaux sont soumis à ce que les éthologues appellent la « compétition du sperme ». Les femelles acceptant de s’accoupler avec plusieurs mâles, ceux-ci se pressent au portillon et c’est à celui qui produira le plus de sperme, qui pourra transmettre ses gènes. Les mâles enchaînent alors les tours de garde, ne quittant alors plus le pont, engendrant de 12 à 24 heures d’ébats enfiévrés. Conséquence logique de cette pression sexuelle inhumaine, ils ont parmi les plus gros testicules de leur embranchement animal, afin de pouvoir tenir le choc. Mais ce n’est pas suffisant : ils meurent au terme de ce sprint fatal. Un phénomène qualifié d’accouplement suicidaire. Triste fin pour un héros.

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